Mécanique de la Spirale

Léa, Lise et Morgan ne se connaissaient pas avant d’arriver dans ce lieu

que l’on devine au-delà de l’espace scénique.

Tous les trois  tournent en rond, prisonniers de leurs questions,

comme autant de spirales respectives, sans trouver de réponse.

 

Léa ne sait plus qui elle est après avoir endossé une multitude d’identités,

 Lise peine à assumer un choix monstrueux,

 Morgan court après une Elisa fantasmée…

Quand Ils finissent par se rencontrer, leurs histoires se  confrontent,

se répondent, se complètent, s’opposent.

 Chacun va finir par se bricoler une réponse individuelle pour briser sa spirale.

Mais aucune réponse n’est idéale…

 

 

 

 La pièce débute par un prologue dansé, en silence : les trois personnages exécutent ensemble une même chorégraphie, de style contemporain.

 

Au premier acte, nous nous imprégnons  de l’atmosphère de la pièce, captant  au détour des répliques  quelques indices  concernant le lieu où ils évoluent.   Lise, Léa et Morgan apparaissent  toujours  en duo. La transition des trois premières scènes est  faite par le solo du dernier personnage sur scène,  à mi-chemin entre danse et expression gestuelle.

 

 Au second acte, les trois personnages nous  paraissent moins obscurs. Ils ont livrés  une part de leur histoire. Dès lors, ils  commencent à  « bricoler » une solution susceptible de rompre leurs spirales respectives. Léa décide  d’endosser l’identité d’Elisa, si chère à Morgan, dans l’espoir de s’échapper de l’asile. Morgan est heureux de tenir dans ses bras cette amoureuse  idéalisée, fantasmée  et enfin incarnée.

 

Le troisième acte, très bref, constitue  une parenthèse nécessaire dans l’évolution de la pièce. La fin approche … Pour se reconstruire,  Lise comprend qu’elle peut choisir de protéger plutôt que de détruire. Nous sentons que tout est instable, que tout bascule. La spirale se concentre vers son point de fuite.

 

L’épilogue claque comme une gifle. Tout va très vite. Morgan donne  le rythme, entraine Léa vers un point de non-retour, saoul de douleur, aveuglé par sa quête de noces parfaites et éternelles. Nous assistons à la violence des sentiments, au combat physique, à la délivrance actée par Lise. 

 

La pièce se termine par une séquence dansée reprenant la chorégraphie d’ouverture.

 

 

Une pièce de théâtre où les mots effleurent les maux,

mue par la chorégraphie des phrases et des corps.

Une pièce où  toutes les réponses ne sont pas donnée

pour offrir au spectateur l’espace de se « bricoler » lui-même  les réponses manquantes.

 




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